Lundi 23 octobre, lors du débat sur le rapport TURCANU sur les fertilisants porteurs du marquage CE, Angélique Delahaye s’est exprimée sur l’importance de ce rapport pour l’avenir du secteur industriel et agricole. « Il couvre des sujets bien plus vastes que la seule question du cadmium. Malheureusement, les discussions se sont cristallisées sur cette question », a regretté la députée européenne.

« La position de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire, qui demande une diminution du taux dans l’engrais à 60 milligrammes par kilo maintenant, avec pour ambition d’atteindre les 20 milligrammes par kilo dans quelques années, n’est absolument pas réaliste » estime l’eurodéputée.

« Il est primordial de fixer des objectifs, ambitieux certes, mais avant tout accessibles afin de donner un signal aux PME européennes. Il faut évidemment limiter l’utilisation des intrants dans nos sols, mais cela doit se faire de façon pragmatique. Toute mesure visant à la réduction de l’utilisation des engrais minéraux doit être accompagnée par la recherche. L’innovation doit être encouragée », a poursuivi la députée européenne.

Angélique Delahaye a ensuite rappelé que la question du cadmium est un enjeu géopolitique. « Si nous suivons le vote de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire, nous nous retrouverons dépendants des sources d’approvisionnement en provenance uniquement de Russie et de Finlande ».

Enfin concernant la question des nitrates : « il est très imprudent d’ouvrir cette question. « Certes, la législation actuelle n’est pas parfaite, mais attention à ne pas ouvrir la boîte de Pandore. Je pense qu’il faut être attentif aux sur-transpositions des législations européennes en droits nationaux, qui sont très souvent source de distorsion de concurrence » a conclu Angélique Delahaye.

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