10 jours d’attente, 10 jours de flou, 10 jours de bras de fer entre l’Élysée et Matignon, 10 jours de paralysie et de blocage inédits au cœur du pouvoir, 10 jours qui n’ont pas aidé les Français à accroitre leur confiance envers l’exécutif.

Aujourd’hui, après un énième jeu de chaises musicales, nous retrouvons enfin un Gouvernement au complet dans sa composition.

Cependant, les nominations effectuées par le Président Emmanuel Macron ne sont que des petits ajustements ayant pour seul cap : sauver les apparences. Le président de la République et son Premier Ministre recyclent une nouvelle fois des élus des différentes formations politiques du tant décrié « ancien monde ». Comme depuis le début du quinquennat, ce Gouvernement ni de droite ni de gauche mais à la fois « en même temps », manquera de cohésion.

Concernant notre nouveau Ministre de l’Agriculture, le 3ème en 18 mois, Monsieur Didier Guillaume, proche de François Hollande puis de Manuel Valls, il annonçait en début d’année son envie et son retrait de la vie politique. Aujourd’hui nommer une personne qui, il y a moins d’un an, ne souhaitait plus s’engager pour l’intérêt général, et qui ne semble présenter comme lien avec l’agriculture que son mandat d’élu d’un territoire rural et son passé de conseiller politique de Jean Glavany au Ministère de l’Agriculture et de la Pêche (1998-2002), pose question quant au signal envoyé au monde agricole. Je veux croire qu’il saura faire de l’agriculture et de l’alimentation des priorités, qu’elles n’étaient plus, au sein de ce gouvernement.

A la veille d’une échéance cruciale pour nos agriculteurs, celle de la négociation de la prochaine politique agricole commune (PAC) à Bruxelles, je souhaite à Monsieur Guillaume de pouvoir continuer le travail engagé sur ce point par son prédécesseur Stéphane Travert. Il devra défendre dans la prochaine PAC un budget ambitieux pour nos agriculteurs ainsi qu’une vision pour l’agriculture et l’alimentation.

Je lui souhaite également de parvenir à rester ferme dans les négociations avec Monsieur De Rugy ainsi qu’avec nos partenaires européens. Si tel est le cas, il pourra compter sur mon soutien pour défendre les intérêts français à Bruxelles !

Les agriculteurs français méritent des représentants cohérents et forts sur la scène européenne !

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