Lutte contre le harcèlement et les abus sexuels dans l’UE (RC-B8-0576/2017, B8-0576/2017, B8-0577/2017, B8-0578/2017, B8-0579/2017, B8-0580/2017, B8-0581/2017, B8-0582/2017)

Cette résolution commune sur la lutte contre le harcèlement et les abus sexuels dans l’Union européenne (UE) est la bienvenue, car elle reconnait qu’il s’agit d’un problème généralisé auquel il faut prêter une attention particulière. En effet, le harcèlement constitue une violation du principe d’égalité de traitement entre les femmes et les hommes et ne doit plus, de fait, être toléré. Cette résolution permet de faire la lumière sur des comportements abjects, qui ont trop souvent contraint les victimes au silence.
J’ai donc voté en faveur de cette résolution, qui propose des mesures concrètes afin d’endiguer ce fléau. Je regrette seulement qu’il faille attendre des scandales d’ampleur comme l’affaire Weinstein pour que de telles résolutions puissent être adoptées.

Mandat de négociation en matière commerciale avec l’Australie (A8-0311/2017 – Daniel Caspary)

Ce rapport porte sur les recommandations faites par le Parlement européen à l’intention du Conseil sur la proposition de mandat de négociation en matière commerciale avec l’Australie. La commission de l’agriculture et du développent rural a insisté sur le fait que l’agriculture ne devait pas être utilisée comme monnaie d’échange pour un accès accru au marché australien. En tant qu’agricultrice et membre de la commission AGRI, je me réjouis de cette position, car il est primordial de protéger les agriculteurs européens. Ainsi, je me félicite que le Parlement européen ait demandé l’exclusion des produits agricoles sensibles de cet accord commercial avec l’Australie. C’est pourquoi j’ai voté en faveur de ce rapport.

Mandat de négociation en matière commerciale avec la Nouvelle-Zélande (A8-0312/2017 – Daniel Caspary)

Ce rapport porte sur les recommandations faites par le Parlement européen à l’intention du Conseil sur la proposition de mandat de négociation en matière commerciale avec la Nouvelle-Zélande. La commission de l’agriculture et du développent rural a insisté sur le fait que l’agriculture ne devait pas être utilisée comme monnaie d’échange pour un accès accru au marché néo-zélandais. En tant qu’agricultrice et membre de la commission AGRI, je me réjouis de cette position, car il est primordial de protéger les agriculteurs européens. Ainsi, je me félicite que le Parlement européen ait demandé l’exclusion des produits agricoles sensibles de cet accord commercial avec la Nouvelle-Zélande. C’est pourquoi j’ai voté en faveur de ce rapport.

Création d’un système d’entrée/sortie (EES) pour enregistrer les données relatives aux entrées et aux sorties des ressortissants de pays tiers qui franchissent les frontières extérieures de l’Union européenne (A8-0057/2017 – Agustín Díaz de Mera García Consuegra)

Ce rapport porte sur la création d’un système d’entrée/sortie (EES) pour enregistrer les données relatives aux entrées et aux sorties des ressortissants de pays tiers qui franchissent les frontières extérieures de l’Union européenne. Il vise à prévenir l’immigration irrégulière et à prévenir les actes terroristes sur le territoire de l’Union européenne.
Ce système d’entrée/sortie (EES) sera automatisé et donc permettra de comptabiliser en temps réel la durée de séjour des ressortissants de pays tiers sur le territoire des États membres. Ainsi, ce système d’entrée/sortie (EES) mettra en place un système beaucoup plus fiable que ce qui est actuellement en vigueur et rendra le passage des frontières plus fluide. C’est pourquoi j’ai voté en faveur de ce rapport.

Entreprise commune «Bio-industries»: contributions financières (A8-0293/2017 – Miroslav Poche)

Ce rapport porte sur l’entreprise commune « Bio-industrie », qui est un partenariat public-privé entre l’Union européenne et le consortium Bio-industries. Cette entreprise a pour objectifs de faciliter la transition vers une bioéconomie durable ainsi que de promouvoir l’utilisation d’énergies renouvelables provenant de sources biologiques. Après trois ans d’existence, ce partenariat a rencontré quelques problèmes, que la proposition de la Commission européenne vise à régler. J’ai donc voté en faveur de ce rapport, car il est primordial d’encourager le financement de la recherche et de l’innovation, en particulier en matière de bioéconomie durable et d’énergies renouvelables.

Fertilisants porteurs du marquage CE (A8-0270/2017 – Mihai Ţurcanu)

Ce rapport porte sur les règles relatives à la mise à disposition sur le marché des fertilisants porteurs du marquage CE. Il vise à réduire la dépendance de l’Union européenne aux fertilisants importés de pays tiers. Ce rapport est en effet très important pour les secteurs industriels et agricoles et va bien au-delà de la seule question du cadmium.
Si je me réjouis que l’amendement portant sur la directive «nitrates» ait été rejeté, je regrette cependant que les amendements déposés par le groupe PPE visant à corriger la position irréaliste de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire n’aient pas été adoptés.
Certes, il faut s’efforcer de limiter l’utilisation des intrants dans nos sols agricoles, mais cela doit se faire de façon pragmatique. Toute mesure visant à limiter l’utilisation des engrais minéraux nécessite un temps d’adaptation et doit être accompagnée par la recherche et l’innovation. Je me suis donc abstenue sur ce rapport.

Renouvellement de l’approbation de la substance active glyphosate (Objection au titre de l’article 106) (B8-0567/2017)

Avec l’expiration de la licence de la substance active glyphosate en décembre 2017, il est important de rappeler quelques faits. Aujourd’hui, plusieurs secteurs européens sont dépendants de cette substance. Or, s’il y a la volonté de sortir de cette dépendance, cette sortie ne peut se faire brutalement du jour au lendemain, des alternatives doivent être d’abord trouvées. Ainsi, je regrette que le débat sur la substance active glyphosate est dépassé les questions purement scientifiques en prenant une tournure politique, et en remettant ainsi en cause le système d’évaluation des risques sur lequel l’Union européenne repose. Cette remise en cause permanente de nos procédures risque de mener à une crise plus profonde de la confiance des citoyens au niveau européen. Si elles ne conviennent pas, il faut alors les modifier et nous avons d’ailleurs encouragé le développement de budget permettant plus d’indépendance de nos agences. J’ai tout de même voté pour cette objection, qui dans les faits propose un renouvellement de 5 ans avec une vision de sortie, en espérant que cela donne le temps à la recherche de développer des alternatives viables.

Autorisation du maïs génétiquement modifié 1507 (Objection au titre de l’article 106) (B8-0568/2017)

J’ai voté contre cette objection visant à refuser la mise sur le marché de produits contenant du maïs génétiquement modifié 1507. Cette objection s’appuie sur une accusation faite à la Commission: cette dernière est accusée d’outrepasser ses compétences dans le cadre des actes d’exécution qui lui sont attribués. Pourtant, la Commission a respecté la procédure existante en matière d’autorisation d’OGM. Elle a demandé au préalable une analyse de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) sur l’innocuité de la plante pour la santé humaine et animale, et pour l’environnement avant d’émettre une proposition d’autorisation. Cette objection n’a donc selon moi pas lieu d’être et traduit simplement une volonté d’interdire systématiquement tout OGM, alors que cela relève de la compétence des États membres.

Autorisation du soja génétiquement modifié 305423 x 40-3-2 (Objection au titre de l’article 106) (B8-0570/2017)

J’ai voté contre cette objection visant à refuser la mise sur le marché de produits contenant du soja génétiquement modifié 305423 x 40-3-2. Cette objection s’appuie sur une accusation faite à la Commission: cette dernière est accusée d’outrepasser ses compétences dans le cadre des actes d’exécution qui lui sont attribués.
Pourtant, la Commission a respecté la procédure existante en matière d’autorisation d’OGM. Elle a demandé au préalable une analyse de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) sur l’innocuité de la plante pour la santé humaine et animale, et pour l’environnement avant d’émettre une proposition d’autorisation.
Cette objection n’a donc selon moi pas lieu d’être et traduit simplement une volonté d’interdire systématiquement tout OGM, alors que cela relève de la compétence des États membres.

Autorisation du colza génétiquement modifié MON 88302 x Ms8 x Rf3 (Objection au titre de l’article 106) (B8-0569/2017)

J’ai voté contre cette objection visant à refuser la mise sur le marché de produits contenant du colza génétiquement modifié MON 88302 x Ms8 x rf3. Cette objection s’appuie sur une accusation faite à la Commission : cette dernière est accusée d’outrepasser ses compétences dans le cadre des actes d’exécution qui lui sont attribués. Pourtant, la Commission a respecté la procédure existante en matière d’autorisation d’OGM. Elle a demandé au préalable une analyse de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) sur l’innocuité de la plante pour la santé humaine et animale, et pour l’environnement avant d’émettre une proposition d’autorisation. Cette objection n’a donc selon moi pas lieu d’être et traduit simplement une volonté d’interdire systématiquement tout OGM, alors que cela relève de la compétence des États membres.

Mesures légitimes visant à protéger les lanceurs d’alerte qui agissent au nom de l’intérêt public (A8-0295/2017 – Virginie Rozière)

Ce rapport porte sur les mesures légitimes visant à protéger les lanceurs d’alerte qui agissent au nom de l’intérêt public. La protection des lanceurs d’alerte au sein de l’Union européenne est primordiale, d’autant plus suite à des affaires comme Wikileaks et les « Panama Papers ». Je regrette cependant le manque d’équilibre de ce texte. Bien qu’il est primordial de protéger les lanceurs d’alerte, il ne faut pas le faire aveuglement et au détriment des employeurs. En effet, il faut se méfier des fausses dénonciations et la transparence ne peut se faire sans le respect d’un certain équilibre entre employeurs et employés. Il faut des dispositions claires afin d’encadrer ces situations. De plus, je regrette le fait que certains points aillent trop loin, en particulier concernant les dénonciations anonymes qui, j’estime, peuvent favoriser les abus et les fausses déclarations. Toutefois, il était important d’envoyer un message fort, c’est pourquoi j’ai tout de même voté en faveur de ce rapport.

Politiques en matière de revenu minimum en tant qu’instrument de lutte contre la pauvreté (A8-0292/2017 – Laura Agea)

J’ai voté en faveur de ce rapport, qui porte sur les politiques en matière de revenu minimum en tant qu’instrument de lutte contre la pauvreté. Des millions de citoyens européens se trouvent encore aujourd’hui dans une situation de pauvreté ou d’exclusion sociale. Il est nécessaire que l’Union européenne (UE) prenne ce problème à bras-le-corps. Cependant, si ce rapport est très important, j’ai tout de même trouvé que certaines propositions allaient trop loin en remettant en cause le principe de subsidiarité des États membres, comme par exemple la mise en place de systèmes de sécurité sociale universels, qui, même si l’idée est louable, n’est pas du ressort de l’UE, ni de sa compétence.

 

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