Fixation du siège de l’Agence européenne des médicaments (A8-0063/2018 – Giovanni La Via)

Suite à la décision du Royaume-Uni de quitter l’Union, les agences européennes qui se trouvent à Londres doivent trouver un nouveau siège dans un des pays membres. Le rapport La Via porte sur la fixation du siège de l’Agence européenne des médicaments (EMA) à Amsterdam, aux Pays-Bas. Si je regrette que le Parlement européen n’ait pas été pleinement impliqué dans la procédure de sélection du nouveau siège de l’EMA, et donc que son rôle de co-législateur n’ait pas été pleinement respecté, j’ai tout de même voté en faveur de ce rapport car j’estime qu’il ne faut pas retarder davantage l’établissement du siège de cette agence. En effet, remettre en cause l’accord qui a été trouvé par le Conseil de l’UE, c’est mettre en pause de manière prolongée le travail de l’Agence européenne des médicaments le temps de nouvelles tergiversations, ce qui n’est pas acceptable au regard du rôle important que doit jouer cette agence en matière de protection de la santé des citoyens européens.

Assiette commune consolidée pour l’impôt sur les sociétés (ACCIS) (A8-0051/2018 – Alain Lamassoure)

J’ai voté en faveur du rapport Lamassoure sur la proposition d’une assiette commune consolidée pour l’impôt sur les sociétés (ACCIS), il est étroitement lié au rapport TANG sur la proposition d’une assiette commune pour l’impôt sur les sociétés que j’ai aussi soutenue. Ces rapports proposent en effet une définition identique du bénéfice imposable dans les 27 pays européens afin d’aboutir à un système fiscal européen harmonisé.
Je me réjouis notamment que le Parlement européen se soit montré courageux en proposant des mesures concrètes afin de lutter contre le problème de la fiscalité des multinationales numériques. En effet, il est inconcevable que ces multinationales présentes sur le sol européen soient exemptées de taxations plus longtemps, surtout que nous parlons de Google, Apple, Facebook et Amazon (GAFA), c’est-à-dire des multinationales américaines qui ont les moyens de payer des impôts en Europe, aucune excuse donc.
En outre, l’harmonisation de la fiscalité en Europe via notamment la taxation de l’économie numérique permettra à l’UE de s’imposer en précurseur en la matière.

Attaque américaine contre le soutien agricole de l’UE dans le cadre de la PAC (au sujet des olives espagnoles) (B8-0137/2018, B8-0137/2018, B8-0138/2018, B8-0145/2018, B8-0147/2018, B8-0148/2018, B8-0149/2018, B8-0151/2018)

Cette résolution porte sur l’attaque américaine contre le soutien agricole de l’Union dans le cadre de la PAC, en particulier le cas des olives espagnoles. En juillet dernier, le département américain du commerce a lancé des enquêtes antidumping et antisubventions sur les exportations d’olives espagnoles. Par ces enquêtes, c’est en fait l’intégralité du système d’aides de la PAC qui est soupçonné d’aller à l’encontre des règles de l’OMC, en permettant aux produits agricoles européens, ici les olives de table espagnoles, d’être vendus à un prix inférieur sur le marché américain. Cette politique protectionniste entreprise par le gouvernement américain constitue un précédent dangereux. En effet, si aujourd’hui elle s’attaque au secteur oléicole espagnol, en imposant des droits compensateurs préliminaires, rien ne garantit que d’autres secteurs agricoles européens ne feront pas l’objet d’attaques à l’avenir. J’ai donc voté en faveur de cette résolution, qui invite la Commission à prendre toutes les mesures diplomatiques nécessaires, tant au niveau bilatéral qu’à l’OMC, afin de défendre le soutien agricole de l’Union dans le cadre de la PAC.

Lignes directrices sur le cadre des futures relations Union européenne-Royaume-Uni (B8-0134/2018, B8-0135/2018)

J’ai voté en faveur de cette résolution commune qui porte sur les futures relations entre l’Union européenne et le Royaume-Uni. Cette dernière propose que les futures relations s’appuient sur quatre piliers : les relations commerciales et économiques, la politique étrangère, la coopération en matière de sécurité et de développement, et la sécurité intérieure et la coopération thématique. J’estime cependant que s’il est important de réfléchir aux futures relations que l’UE entretiendra avec le Royaume-Uni, il faut avant tout se concentrer sur l’accord de sortie et en particulier s’assurer que le Royaume-Uni tienne ses engagements, notamment en ce qui concerne le droit des citoyens et le non-durcissement de la frontière entre l’Irlande et l’Irlande du Nord.

Mesures de lutte contre la maladie de Newcastle (A8-0026/2018 – Adina-Ioana Vălean)

La maladie de Newcastle est une maladie extrêmement contagieuse, qui affecte les oiseaux, et notamment les volailles domestiques qui y sont très sensibles. Elle est souvent confondue avec la grippe aviaire, dont elle est très similaire et partage notamment les mêmes symptômes, c’est pourquoi les analyses de laboratoire sont importantes pour confirmer le diagnostic. Le rapport Adina-Ioana Vălean porte donc sur l’établissement de mesures communautaires de lutte contre la maladie de Newcastle et concerne en particulier le changement de laboratoire en charge de ces analyses. Selon la procédure actuelle, le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne sont en codécision. Cependant, afin de ne pas ralentir le travail du laboratoire, j’estime qu’il était important que le Parlement européen se prononce au plus vite. Ce rapport d’adaptation technique ne posant donc pas de problème, j’ai voté en faveur.

Le prochain CFP: préparation de la position du Parlement sur le CFP post-2020 (A8-0048/2018 – Jan Olbrycht, Isabelle Thomas)

J’ai voté en faveur du rapport OLBRYCHT & THOMAS sur la préparation de la position du Parlement sur le cadre financier pluriannuel (CFP) post-2020. A l’heure des incertitudes budgétaires, notamment liées à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, je me félicite que le Parlement européen se soit prononcé pour que le budget actuel de la politique agricole commune (PAC) soit maintenu. En effet, j’estime, comme la majorité de mes collègues députés européens, que le secteur agricole de l’Union européenne ne devrait pas être sacrifié. Il s’agit là d’un budget essentiel, fondateur de la seule véritable politique commune européenne, qui permet d’ajouter une vraie valeur ajoutée à l’agriculture et aux produits agricoles européens et qui permet aussi de renforcer le marché unique tout en évitant les distorsions de concurrence entre les États membres. J’espère donc que la position du Parlement européen sera reprise par la Commission européenne dans ses propositions pour le CFP post-2020 en mai.

 

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