Composition nominative de la commission spéciale sur la procédure européenne d’autorisation des pesticides

J’ai voté en faveur de la composition de la commission spéciale sur les procédures d’autorisation des pesticides par l’Union européenne, qui se composera de trente membres. Étant moi-même membre titulaire de cette commission spéciale aux côtés de neuf collègues eurodéputés du groupe PPE, je veillerai à ce que cette commission spéciale remplisse les objectifs fixés dans son mandat, à savoir clarifier le fonctionnement des procédures d’autorisation de mise sur le marché des pesticides au niveau européen et faire le point sur la fiabilité de ces procédures.
J’ai par ailleurs été nommée coordinatrice de cette commission spéciale pour le groupe PPE. En outre, même si j’estime que la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire était déjà compétente en la matière, je veillerai à la cohérence du travail au sein de cette commission spéciale.

Dispositions relatives à l’heure d’été (B8-0070/2018, B8-0071/2018)

J’ai voté en faveur de la résolution portant sur les dispositions relatives à l’heure d’été. Je suis en faveur d’une approche pragmatique et c’est pourquoi j’ai signé à l’initiative de mon collègue Ivo Belet l’amendement invitant la Commission européenne à procéder à une évaluation approfondie de la directive sur les dispositions relatives à l’heure d’été, puis si besoin, à présenter une proposition de révision. Je me réjouis que cet amendement ait été soutenu lors du vote en plénière. Néanmoins, je regrette que ce débat ait fait couler beaucoup d’encre, alors que c’est un débat secondaire au regard des crises et des enjeux que nous devons résoudre, et qui malheureusement a fait passer au second plan certains dossiers éminemment plus importants lors de cette session plénière.

Composition du Parlement européen (A8-0007/2018 – Danuta Maria Hübner, Pedro Silva Pereira)

J’ai voté en faveur de ce rapport portant sur la composition du Parlement européen, puisque j’estime qu’il devenait nécessaire, de par la hausse de la population dans les États membres, de procéder à un rééquilibrage des sièges attribués à chacun. Ainsi, je salue la volonté du Parlement européen de vouloir ajouter 5 sièges à la France, qui serait alors représentée aux prochaines élections européennes par 79 députés contre 74 aujourd’hui, si le Conseil de l’Union européenne accepte les propositions du Parlement européen. Le poids de la France au sein du Parlement européen s’en verrait alors renforcé. En outre, ce rapport portait aussi sur le sujet à controverse des listes transnationales et, à ce sujet, je me félicite que le Parlement européen ait voté contre. En effet, il s’agissait là d’une fausse bonne idée, qui rejoint le projet de fédéralisme européen voulu par Emmanuel Macron, qui n’aurait fait que compliquer le scrutin et éloigner les citoyens de leurs élus européens. Or, à l’heure de l’euroscepticisme ambiant et de la montée des extrêmes, je doute fortement que cela eût été favorable à l’Union européenne.

Révision de l’accord-cadre sur les relations entre le Parlement européen et la Commission (A8-0006/2018 – Esteban González Pons)

J’ai voté en faveur de ce rapport portant sur la révision de l’accord-cadre sur les relations entre le Parlement européen et la Commission européenne. Cette révision vise à préciser les modalités d’application de la procédure d’élection du président de la Commission européenne par le Parlement européen afin de consolider la procédure du « Spitzenkandidat ». Cette procédure du « Spitzenkandidat », qui signifie « candidat tête de liste », consiste à ce que la présidence de la Commission européenne revienne au candidat du groupe politique qui est arrivé en tête lors des élections européennes. Cette procédure est toutefois encore très récente, puisqu’elle a été mise en place pour la première fois lors de la dernière élection du président de la Commission européenne en 2014. Le rapport précise ainsi que le Parlement européen pourra rejeter tout candidat à la présidence de la Commission européenne qui n’aura pas été désigné via la procédure de « Spitzenkandidat ». Cette procédure permet ainsi de rendre l’élection du président de la Commission européenne plus démocratique, puisque ce dernier est élu indirectement par les citoyens.

Tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines (B8-0068/2018)

J’ai voté en faveur de la résolution intitulée « Tolérance zéro pour les mutilations génitales des femmes », car j’estime qu’il est primordial de lutter contre ces pratiques sexistes, violentes et traumatisantes pour les femmes. Je me félicite du vote en faveur de cette résolution du Parlement européen, qui envoie un message fort un jour après la journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines, le 6 février dernier. En effet, cette résolution rappelle aux États membres, en vertu de l’article 38 de la Convention d’Istanbul, qu’ils ont l’obligation d’ériger en crime la mutilation génitale féminine et qu’ils se doivent de protéger les filles et les femmes qui risquent d’en subir, et celles qui souffrent déjà des conséquences de cette pratique. Je salue par ailleurs le travail accompli par le réseau européen de lutte contre les mutilations génitales féminines (End FGM).

Constitution, attributions, composition numérique et durée du mandat d’une commission spéciale sur la procédure européenne d’autorisation des pesticides (B8-0077/2018)

J’ai voté en faveur de la constitution, des attributions, de la composition numérique et de la durée du mandat de la commission spéciale sur les procédures d’autorisation de pesticides par l’Union européenne. Cette nouvelle commission spéciale a pour objet de clarifier le fonctionnement des procédures d’autorisation de mise sur le marché des pesticides au niveau européen, de faire le point sur la fiabilité de ces procédures et de proposer, si besoin, des améliorations. Néanmoins j’estime que la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire était déjà compétente en la matière et travaille d’ailleurs actuellement sur des dossiers similaires. Cependant, j’insiste sur le fait que cette commission spéciale est une réponse politique à un questionnement public, et en ce sens, elle devra apporter des réponses réalistes et pragmatiques aux questionnements des citoyens et non pas servir ni de tribunal ni d’outil politique à certains groupes politiques en amont des élections européennes.

 

Partager